Qu’est-ce qu’un double menton ? Définition de la graisse sous-mentonnière et impact esthétique.
Le « double menton » correspond à un excès de volume sous la mandibule, au niveau de la région sous-mentonnière. Ce relief peut être lié à une surcharge de graisse localisée, à un relâchement cutané, ou à une combinaison des deux. Selon la morphologie, il peut s’étendre vers les bajoues et brouiller l’angle cervico-mentonnier, donnant au visage un aspect plus lourd ou moins défini.
Au-delà de l’aspect esthétique, le double menton influence la perception de soi : il attire la lumière, casse les lignes du profil et peut vieillir le visage. Il ne s’agit pas d’une fatalité pour autant. Une évaluation précise permet d’identifier la part de graisse, la qualité de la peau, la position de l’os hyoïde et le rôle des muscles du cou (platysma), afin de proposer une prise en charge ciblée et durable.
À Paris, l’offre combinant technologies non invasives et options chirurgicales permet d’adapter le traitement à chaque patient. Le meilleur résultat vient d’un plan personnalisé, qui tient compte de vos attentes, de votre emploi du temps et de votre tolérance à l’éviction sociale.
Les causes du double menton
Vieillissement et perte d’élasticité
Avec l’âge, la peau perd du collagène et de l’élastine, sa capacité de rétraction diminue, et le tissu sous-cutané glisse vers le bas. Même sans excès de graisse, ce relâchement cutané crée une redondance sous le menton et un flou de la ligne mandibulaire. Les ligaments de soutien se détendent, et la musculature superficielle (platysma) peut se séparer en « cordes platysmales », accentuant l’aspect de cou lourd.
Cette évolution est progressive et variable selon les individus (qualité de peau, exposition solaire, tabac, variations de poids). Elle explique pourquoi un double menton peut apparaître après 35–40 ans, même chez des personnes minces. Dans ces cas, les techniques qui retendent la peau et stimulent le collagène (radiofréquence, ultrasons focalisés, microneedling RF) sont souvent prioritaires, seules ou combinées à une réduction de graisse si nécessaire.
Facteur génétique
La génétique détermine en partie la distribution des graisses et la forme du menton. Certains patients présentent un dépôt graisseux sous-mentonnier dès le jeune âge, malgré un poids normal. Une implantation basse de l’os hyoïde ou un menton un peu fuyant peuvent aussi réduire l’angle entre le menton et le cou, donnant un aspect de double menton indépendant de la masse graisseuse totale.
Quand la composante génétique domine, les mesures hygiéno-diététiques ont peu d’impact local. Les techniques de ciblage de la graisse (cryolipolyse, acide désoxycholique, liposuccion) sont alors pertinentes, idéalement en association avec un traitement de la peau si elle est fine ou peu élastique.
Posture et « tech neck »
La posture prolongée tête baissée (smartphone, ordinateur portable) crée un pli sous-mentonnier et renforce mécaniquement l’empâtement. À terme, cela favorise une redondance cutanée et un affaiblissement du tonus musculaire antérieur du cou. Ce « tech neck » s’accompagne parfois de ridules horizontales cervicales.
La rééducation posturale, l’ajustement ergonomique et des exercices ciblés aident à prévenir l’aggravation, sans toutefois suffire à effacer un double menton établi. Ils complètent utilement les traitements médicaux en stabilisant le résultat et en retardant le relâchement.
Pourquoi le sport et les régimes ne suffisent pas
La perte de poids « ciblée » n’existe pas : l’organisme puise dans ses réserves de manière globale selon l’équilibre hormonal et métabolique. Vous pouvez mincir sans modification notable de la région sous-mentonnière, surtout si cette zone est « programmée » génétiquement pour stocker. À l’inverse, une variation pondérale trop rapide peut creuser les joues sans affiner le cou.
Autre limite : quand la graisse diminue, la peau peut ne pas se rétracter suffisamment, laissant un pli ou un « faux double menton » lié au relâchement. C’est particulièrement vrai après 40 ans. D’où l’intérêt d’approches qui traitent la graisse et la qualité de la peau simultanément, pour redessiner le profil sans l’aspect froissé.
En résumé, nutrition et activité physique sont essentielles pour la santé et la stabilisation du résultat, mais elles ne remplacent pas un traitement localisé. Un bilan médical distingue ce qui relève de la graisse, de la peau et des muscles pour orienter vers la meilleure option.
Les traitements non chirurgicaux à Paris
Cryolipolyse (CoolSculpting®)
La cryolipolyse sous-mentonnière utilise le froid contrôlé pour cristalliser une partie des adipocytes, qui sont ensuite éliminés progressivement par l’organisme. Sur le double menton, un applicateur spécifique en ventouse cible précisément le bourrelet sous-mentonnier, sans incision ni anesthésie générale. La séance dure en moyenne 45 minutes, avec une reprise immédiate des activités.
Les premiers changements se perçoivent après 4 à 6 semaines, le résultat optimal à 2–3 mois. Selon l’épaisseur initiale, 1 à 2 séquences sont souvent suffisantes. Les effets secondaires typiques sont transitoires (rougeur, engourdissement, courbatures locales) et les complications sérieuses restent rares sous mains expertes.
Est-ce efficace pour le double menton ? Oui, chez les patients présentant un excès graisseux modéré et une peau de bonne qualité. Si la peau est relâchée, il est judicieux d’associer une technologie de remise en tension. La cryolipolyse n’est pas un traitement du poids, mais elle affine avec précision une zone gênante et procure un résultat durable si le poids reste stable.
- Indications idéales : bourrelet localisé, peau ferme, préférence pour une option non invasive.
- À éviter/adapter : hernie cervicale sur la zone d’aspiration, troubles de cryosensibilité, grossesse, attentes irréalistes.
Injections d’acide désoxycholique (Belkyra®)
L’acide désoxycholique est une molécule qui fragilise la membrane des adipocytes. Injectée en micro-déposes sous-mentonnières selon un marquage précis, elle déclenche une réduction progressive de l’épaisseur graisseuse. Chaque séance dure 15–30 minutes. Une sensation de chaleur, un gonflement et une sensibilité locale sont habituels pendant quelques jours.
Le protocole comporte en général 2 à 4 séances espacées d’environ 4 à 6 semaines, selon le volume à traiter. L’intérêt majeur est l’absence d’incision et la précision de la zone injectée. Le résultat est graduel et définitif sur les adipocytes détruits, avec une amélioration du profil en quelques semaines.
Le meilleur candidat est un patient avec graisse sous-mentonnière modérée et peau qui se rétracte correctement. Une évaluation minutieuse des trajets nerveux (nerf marginal mandibulaire) est essentielle pour éviter des asymétries temporaires. Entre mains expérimentées, l’innocuité est bonne et le taux de satisfaction élevé chez les profils bien sélectionnés.
- Points forts : précision, pas d’anesthésie générale, résultat durable sur la graisse ciblée.
- Points de vigilance : œdème transitoire, plusieurs séances, non adapté aux excès cutanés importants.
Radiofréquence & ultrasons (Ultherapy®, Morpheus8)
Quand le relâchement prédomine, les technologies de remise en tension sont clés. Les ultrasons microfocalisés (Ultherapy®) délivrent l’énergie à des profondeurs contrôlées (derme profond, SMAS), stimulant la néocollagénèse et retendant les tissus sur plusieurs mois. La radiofréquence fractionnée par microneedling (type Morpheus8) combine perforation contrôlée et chaleur fractionnée pour améliorer fermeté et texture.
Ces techniques n’enlèvent pas la graisse, mais elles redessinent l’angle cervico-mentonnier en remontant la peau et en atténuant l’aspect plissé. Elles s’adressent seules aux doubles mentons « mous » ou se combinent à une réduction graisseuse si besoin. L’éviction sociale est limitée (rougeur/œdème 24–72 h). Les résultats apparaissent progressivement entre 1 et 3 mois, avec un pic à 6 mois.
Le choix entre ultrasons et radiofréquence dépend de l’épaisseur de peau, du degré de relâchement et de la tolérance à la douleur. Les deux bénéficient d’un entretien annuel ou biannuel pour maintenir la fermeté, surtout si la qualité de peau est fragile.
- Idéal si : relâchement cutané léger à modéré, peau fine, volonté de retension sans chirurgie.
- À associer : cryolipolyse ou injections d’acide désoxycholique si la graisse est également présente.
Les traitements chirurgicaux
Liposuccion sous-mentonnière
La liposuccion sous-mentonnière consiste à aspirer la graisse par de fines canules introduites via de petites incisions (souvent camouflées sous le menton et derrière les lobes d’oreille). Réalisée sous anesthésie locale avec sédation ou sous anesthésie générale selon les cas, elle permet une réduction immédiate du volume graisseux et une définition plus nette de l’ovale.
La procédure dure en moyenne 45–90 minutes. Le port d’une mentonnière de contention est recommandé quelques jours pour limiter l’œdème et favoriser la réadhérence cutanée. L’éviction sociale varie de 3 à 7 jours selon l’activité. Les ecchymoses s’estompent en 1–2 semaines et l’affinement se stabilise en 6–12 semaines avec l’œdème résiduel.
La liposuccion est particulièrement pertinente quand la graisse est conséquente et la peau dispose encore d’une réserve de rétraction. Si la laxité est importante, on peut associer dans le même temps un geste de rétraction (radiofréquence sous-cutanée) ou, pour les relâchements marqués, envisager un lifting cervical sur un autre temps.
Avantages & risques
Avantages : résultat plus prévisible et rapide sur des volumes significatifs ; une seule intervention ; possibilité de sculpter précisément la zone et d’harmoniser les contours. Chez les bons candidats, l’amélioration est nette de face et de profil, avec une stabilité durable si le poids est contrôlé.
Limites/risques : œdèmes, ecchymoses, irrégularités de surface si la peau est fine, hypoesthésie transitoire. Plus rarement : infection, hématome, troubles de cicatrisation, asymétrie. Le choix de l’indication et la qualité de la canulation sont déterminants pour minimiser ces aléas. Un consentement éclairé doit aborder ces points de manière transparente.
Quel est le « meilleur » traitement ? Celui qui correspond à votre morphologie et à vos objectifs. Si la graisse prédomine et que la peau est correcte, la liposuccion offre un « one-shot » très efficace. Si vous privilégiez le non invasif, la cryolipolyse ou l’acide désoxycholique répondent bien aux excès modérés. En cas de relâchement, les technologies de retension sont clés, parfois en première intention.
- Objectif principal : gras = réduction ; peau = retension ; mixte = combinaison.
- Temps de récupération : non invasif (0–3 jours) vs. lipo (3–7 jours en moyenne).
Traitements combinés pour un résultat optimal
La plupart des doubles mentons associent un peu de graisse et un certain relâchement. Dans ces cas « mixtes », combiner un geste de réduction adipeuse et une technologie de retension cutanée apporte un résultat plus harmonieux et durable. Par exemple, une cryolipolyse suivie 6–8 semaines plus tard d’une radiofréquence fractionnée pour stimuler la rétraction.
Autre synergie : après une liposuccion, l’utilisation de PRP (plasma riche en plaquettes) ou de radiofréquence en entretien peut améliorer la qualité de la peau et accélérer la récupération. Le PRP, en apportant des facteurs de croissance autologues, favorise une cicatrisation de meilleure qualité et une texture cutanée plus régulière.
La planification doit respecter la physiologie des tissus : on laisse le temps à l’œdème de se résorber avant d’ajouter une retension, et on espace les séances d’énergie pour éviter la surcharge inflammatoire. Votre médecin ajuste l’intervalle selon votre réponse tissulaire et votre agenda.
- Combos fréquents : cryolipolyse + radiofréquence; acide désoxycholique + ultrasons microfocalisés; liposuccion + PRP/entretien RF.
- Avantage : meilleure définition + peau plus ferme, avec un rendu naturel.
Coûts et durée des résultats
Les tarifs à Paris varient selon l’expertise du praticien, la technologie utilisée, le nombre de séances et l’étendue de la zone. Un devis personnalisé est établi après examen en consultation, car le volume graisseux, la qualité de peau et vos objectifs influencent le plan de traitement. Les fourchettes ci-dessous donnent un ordre d’idée pour comparer.
Concernant la tenue dans le temps, les adipocytes détruits (cryolipolyse, acide désoxycholique, liposuccion) ne se régénèrent pas. Le résultat est donc durable si le poids reste stable. À l’inverse, la qualité de peau évolue avec l’âge : les techniques de retension nécessitent un entretien périodique pour maintenir la fermeté.
Tableau comparatif (ordres de prix à Paris, TTC, indicatifs) :
- Cryolipolyse sous-mentonnière : 350 € à 700 € par applicateur/séance; souvent 1–2 séances; entretien non systématique si poids stable.
- Acide désoxycholique (Belkyra®) : 600 € à 1 200 € par séance selon le nombre de flacons; 2–4 séances; résultat définitif sur la graisse ciblée.
- Radiofréquence/microneedling (Morpheus8) : 350 € à 700 € la séance; 2–3 séances initiales; entretien 1 fois/an.
- Ultrasons microfocalisés (Ultherapy®) : 800 € à 1 500 € pour la zone sous-mentonnière; 1 séance; entretien tous les 12–24 mois selon laxité.
- Liposuccion sous-mentonnière : 2 500 € à 4 500 € selon anesthésie et clinique; 1 intervention; mentonnière incluse le plus souvent.
Calendrier d’apparition des résultats :
- Cryolipolyse : visibilité à 4–6 semaines; optimum à 2–3 mois.
- Belkyra® : œdème 3–7 jours; affinement progressif en 4–6 semaines après chaque séance; résultat consolidé après la dernière session.
- Radiofréquence/microneedling : fermeté progressive à 4–8 semaines; pic à 3–6 mois.
- Ultherapy® : tension progressive dès 6–8 semaines; pic à 3–6 mois.
- Liposuccion : amélioration immédiate; œdème 2–3 semaines; résultat stabilisé à 2–3 mois (poursuit de s’affiner jusqu’à 6 mois).
Combien coûte un traitement pour le double menton à Paris ? Comptez de 700 € à 1 800 € pour un protocole non invasif typique (selon nombre de séances) et de 2 500 € à 4 500 € pour une liposuccion isolée. Le choix se fait sur l’équilibre coût/rapidité/récupération et, surtout, sur l’adéquation avec votre anatomie.
Comment choisir son praticien à Paris ?
Privilégiez un médecin esthétique ou un chirurgien plasticien formé spécifiquement au visage et aux technologies utilisées. La consultation doit inclure un examen clinique complet (graisse, peau, muscles, angle cervico-mentonnier), des photographies de face et de profil, et une discussion transparente des bénéfices, limites et alternatives. Une bonne communication est essentielle pour aligner le plan de traitement avec vos attentes.
Vérifiez que les dispositifs sont conformes (marquage CE et/ou autorisation d’usage FDA selon la technologie) et bien entretenus. Demandez à voir des cas avant/après comparables au vôtre, pris dans des conditions de lumière standardisées. Les avis de patients sont utiles, mais ils ne remplacent pas l’expertise et l’examen clinique.
Enfin, le devis doit détailler le nombre de séances, les coûts, les suites attendues et les éventuels soins complémentaires (mentonnière, contrôle, retouches). Si vous hésitez entre plusieurs options, une seconde opinion peut vous aider à décider sereinement. Pour passer à l’action, programmez une consultation d’évaluation à Paris : c’est l’étape clé pour définir la stratégie la plus efficace et sûre pour effacer votre double menton.
- À vérifier : diplômes et inscription à l’Ordre, expérience spécifique du double menton, technologies disponibles (cryo, RF, ultrasons, Belkyra®, lipo), protocole de suivi.
- Votre priorité : résultat naturel, sécurité, confort et plan personnalisé. Un bon praticien vous expliquera aussi comment maintenir le résultat (hygiène de vie, entretien cutané).

